« Va-t-il m’appeler ? », « Vais-je obtenir ce poste ? » : il arrive qu’on ait simplement besoin d’une réponse franche. Le tirage oui ou non est conçu pour cela. Il est rapide, mais il demande une bonne formulation et un peu de recul. Voici trois méthodes et nos conseils d’interprétation.
Bien formuler la question
Le tirage oui ou non ne fonctionne qu’avec une question fermée, précise et limitée dans le temps.
- ✔ « Ma candidature sera-t-elle retenue d’ici fin octobre ? »
- ✘ « Est-ce que ma vie professionnelle va s’arranger ? » (trop vague)
- ✘ « Dois-je quitter mon conjoint ou rester ? » (deux questions en une)
Évitez aussi les questions qui dépendent entièrement de la volonté d’une autre personne : les cartes n’ont pas accès à la liberté d’autrui. Et bien sûr, ne posez jamais de question de santé.
Méthode 1 : une seule carte (jeu de 32)
Mélangez, coupez, tirez une carte.
- Oui : cœurs et trèfles, en particulier l’as de cœur, le 10 de cœur, le 9 de cœur, l’as de trèfle, le 10 de trèfle, le 9 de trèfle.
- Non : piques, en particulier le 9, le 10 et l’as de pique.
- Réponse incertaine ou « pas encore » : carreaux, notamment le 9 de carreau (retard). L’as de carreau peut indiquer qu’une nouvelle apportera la réponse.
Pour les figures, on regarde la couleur : une figure de cœur ou de trèfle penche vers le oui, une figure de pique vers le non, une figure de carreau reste neutre et indique qu’une personne a la clé de la situation.
Méthode 2 : trois cartes (jeu de 32)
Tirez trois cartes et comptez les réponses :
- 3 cartes favorables : oui, clairement.
- 2 favorables, 1 défavorable : oui, mais avec un obstacle ou un délai.
- 1 favorable, 2 défavorables : plutôt non, ou pas dans les conditions actuelles.
- 3 défavorables : non.
Les carreaux comptent comme neutres : ils ne font pencher ni d’un côté ni de l’autre, mais signalent que la situation est encore en mouvement.
L’avantage de cette méthode : au-delà du oui ou du non, les trois cartes donnent des nuances utiles (qui intervient, quel obstacle, quel délai).
Méthode 3 : avec le tarot de Marseille
Avec les 22 arcanes majeurs, on classe généralement les cartes ainsi :
- Plutôt oui : le Bateleur, l’Impératrice, l’Empereur, le Pape, le Chariot, la Justice, la Force, Tempérance, l’Étoile, le Soleil, le Jugement, le Monde.
- Plutôt non : la Maison Dieu, le Diable, la Lune, le Pendu, l’Arcane sans nom.
- Réponse nuancée : le Mat, la Papesse, l’Amoureux, l’Hermite, la Roue de Fortune.
Les classements varient selon les auteurs. L’Amoureux, par exemple, est parfois considéré comme un « oui », parfois comme une hésitation entre deux voies. Pour aller plus loin, voir notre article sur les arcanes majeurs.
Les limites du tirage oui ou non
C’est un tirage séduisant, mais il présente deux pièges.
Le piège de la répétition. Si la réponse déplaît, on a envie de recommencer. Or, relancer les cartes jusqu’à obtenir un « oui » n’a aucun sens. Une question, un tirage.
Le piège de la décision déléguée. Un « oui » ou un « non » tiré au hasard ne doit jamais décider à votre place d’une rupture, d’une démission ou d’une dépense importante. Utilisez ce tirage comme un point de départ pour réfléchir : « Pourquoi cette réponse me soulage-t-elle, ou me déçoit-elle ? ». Votre réaction est souvent plus parlante que la carte elle-même.
Transformer un oui/non en tirage plus riche
Si votre question mérite plus de nuances, reformulez-la en question ouverte et utilisez un tirage en 3 cartes (situation, obstacle, conseil) ou un tirage en croix. Au lieu de « Va-t-il revenir ? », demandez « Que dois-je comprendre de cette séparation ? ».